Quelques règles du jeu

Des consignes d'usage chez LesHerbonautes

 

Parce qu'il n'est pas toujours évident de savoir comment renseigner certaines étiquettes voici des règles du jeu à suivre.

Retrouvez également un lexique et des liens utiles pour vous aider dans votre expérience d'herbonaute.

Le botaniste

Comment renseigner le nom d'un récolteur/ déterminateur ?

 

1) Dans le cas où le nom complet du botaniste est écrit sur l'étiquette :

Les noms des botanistes s'écrivent de la façon suivante: "nom, (espace)initiale du prénom + particule". Les civilités (docteur, révérend, professeur...) ne sont jamais renseignées, exception faite pour les frères.

 

Quelques exemples :

  • René Maire, s’écrit Maire, R.

Il faut noter l’initiale du prénom  qui est René, dans cet exemple

 

  • Jean-Noël Labat s’écrit Labat, J.-N.

Lorsque le prénom principal est un prénom composé il faut le noter sous la forme (initiale1).-(initiale 2).

 

  • Dr. Maurice Chassagne s’écrit Chassagne, M.

Les mentions civiles disparaissent.

 

  • Frère Marie-Victorin s’écrit Marie-Victorin [Frère].

La civilité se met entre crochets [...] et sans virgule. De la même manière Frère Louis des frères maristes d'Alep se renseigne Louis [Frères Maristes d'Alep].

Pourquoi cette exception ? Les frères ont des noms de naissance et des noms donnés par les ordres.  Il est difficile de leur appliquer la règle générale "Nom, initiale du prénom". Il a donc été décidé de mettre leur civilité entre crochets et leur ordre, si besoin. De même il ne faut pas mettre de virgule ; son absence permet que l'ensemble de la chaîne de caractères soit associé au Nom dans la base de données.

 

  • Auguste de Saint-Hilaire s’écrit Saint-Hilaire, A. de

Les particules se renseignent après l'initiale du prénom.

 

  • Edmond Gustav Camus s'écrit Camus, E.G.

Edmond Gustav n'est pas un prénom composé alors on ne met pas de tiret.

 

2) Dans le cas où le nom du botaniste est écrit de manière incomplète sur l'étiquette :

 

Il faut rester fidèle à la mention de l'étiquette et renseigner ce qu'elle contient.

 

Si le nom du botaniste est noté sans prénom il ne faut pas renseigner les initiales du prénom, de même si uniquement un seul de ses prénoms est cité.  A l'inverse si une multitude de prénoms sont notés il faut renseigner toutes leurs initiales.

Si le botaniste a un prénom composé mais celui-ci n'est pas renseigné sous la forme (initiale1).-(initiale2). il faut le noter comme sur l'étiquette, sans tiret.

 

Exemples :

Le botaniste est noté J.N. Labat -> je note Labat, J.N.  sans tiret. 

Le botaniste est noté Labat -> je note Labat sans initiale.

 

 

 

Attention, il est parfois noté M. (nom) sur les étiquettes.  M. peut être utilisé pour l'abreviation de "monsieur" et n’est donc pas forcément l'initiale du prénom.

 

 

 

Qui est le « déterminateur » ?

 

Le déterminateur est la personne ayant attribué un nom au spécimen d’herbier.

Le déterminateur peut être aussi le récolteur et/ou l’auteur de l’herbier et il peut y avoir plusieurs determinations et plusieurs déterminateurs !

Attention dans LesHerbonautes nous indiquons uniquement le déterminateur du nom mentionné entre parenthèses dans la fiche de saisie.

 

 

Pour y voir un peu plus clair

  • Quand il y a un determinavit :

Facile ! Le déterminateur est l’auteur de celui-ci.

 

Usage:

Parfois il peut y avoir sur l'étiquette un nom noté entre parenthèses mentionnant un botaniste, cela est le cas notamment sur les étiquettes imprimées de quelques botanistes du XIXème siècle. Cela signifique que le  botaniste mentionné à l'intérieur de cette paranthèse l'a déterminé.

Voir l'étiquette ci-contre.

 

Attention à  ne pas confondre avec les noms d'auteurs d'espèces qui sont toujours situés après le nom de l'espèce végétale. Exemple : Genista scorpius (L.) DC.

 

 

  • Quand aucun déterminateur n’est indiqué explicitement :

Je coche la case « pas d’information ».

 

  • Quand plusieurs botanistes ont mis la même détermination sur le spécimen.

Il faut inscrire le premier botaniste ayant donné cette détermination (principe d'antériorité).

La seconde détermination étant considérée comme un confirmavit.

 

Les dates

Dans LesHerbonautes nous nous intéressons aux dates de récolte des plantes.

Les périodes

Lorsque la date de récolte n’est pas complète il faut inscrire celle-ci sous forme d’une période.

Exemples  :

  •  « 1835 » s’indique « entre 01/01/1835 et 31/12/1835 »
  •  « Avril 1922 » s’indique « entre 01/04/1922 et 30/04/1922 »

 

Quelques usages


Dans les pays nordiques, les dates s’écrivaient autrefois de la façon suivante : 19 23/8 08, le jour (23) et le mois (8) étant entourés à gauche par le siècle (19) et à droite par l’année (08).


 

Au XIXe siecle les abréviations suivantes étaient courantes pour les dates : 7bre signifie sept/embre (et non juillet), 8bre signifie oct/obre (et non août), 9bre signifie nov/embre (et non septembre), 10bre signifie déc/embre (et non octobre).

 

La localité

Les Pays et régions

Au cours du temps les noms des pays et régions ont parfois changés. Pour ces deux champs il faut renseigner  les noms actuels de ceux-ci.

 

Le champ Localité

A l'inverse ce champ doit être une reproduction fidèle de l'étiquette. Il faut recopier l'intégralité des informations notées sur l'étiquette concernant la localité.

Il faut également recopier les mentions exactes y figurant et ceci même si elles comportent des fautes d'orthographe !

Exemples :

  • Réallon, autour de la fontaine, alt. 1 400 m. > Il faut noter la même chose
  • Réallon, Hautes-Alpes, autour de la fontaine, grès helminthoïdes, pelouse alpine, alt. 1 400 m. > Il faut noter la même chose
  • Réallon, Hautes-Alpes, autoure de la fontaine, grès helminthoïdes, pelouse alpines, alt. 1 400 m. > Il faut noter la même chose avec les fautes.

 

Le champ Géolocalisation

Si il n'y a pas d'information permettant de géolocaliser le spécimen il faut cocher la case "photo non géolocalisable".

Attention dans le cas où il n'y a pas d'information il ne faut surtout pas géolocaliser à " Lat = 0 et Long = 0" : cela crée alors une fausse donnée de géolocalisation.

 

Les plantes cultivées

Quand la plante récoltée est cultivée il faut sélectionner la case "Plante cultivée" dans le champ Pays.


Comment reconnaître une plante cultivée ?
L'étiquette contient la mention "cult.", l'échantillon provient d'un Jardin des plantes...

 

Les herbiers propriétaires

Les herbiers sont comme des poupées russes : ils intègrent des collections personnelles et institutionnelles, qui ont été regroupées au fil du temps au sein d'un même herbier. Ce champ sert à noter tous ces herbiers.
Sur Les Herbonautes nous privilégions le "verbatim" pour éviter des conflits. Cependant, si vous constatez qu'un participant a mis "Herb. Mus. Paris" à la place de "Herbier Muséum de Paris", par exemple, choisissez le premier pour permettre la validation. Une normalisation sera effectuée informatiquement.

 

 

Lexique

Les herbiers font appel à du vocabulaire latin. Voici quelques repères.

  • « vid. » est l’abréviation de « vidit» . « Vidit Untel » se traduit par « Untel l’a vu ». Si il y a le même nom de plante, il s'agit d'une confirmation de détermination. souvent, de la part d'un botaniste prestigieux ou spécialiste d'un groupe (Coste par exemple). Le terme plus utilisé actuellement serait confirmavit (a confirmé).
  • « leg. » est l'abréviation de legit qui se traduit par « a cueilli / a récolté ».
  • « ded. » est l’abréviation de dedit qui se traduit par « a donné ».
  • « com. » est l’abréviation de communicavit qui se traduit par « a communiqué ». En général il s’agit de la personne qui a envoyé la plante, ce n’est pas nécessairement le récolteur.
  • « det. » est l’abréviation de determinavit  qui se traduit par « a déterminé ».
  • misit se traduit par  « a envoyé ».
  • «a.» peut être l'abréviation de anno qui se traduit par «année».
  • «Exsicc.» est l'abréviation de exsiccata.  Cela signifie que ce spécimen fait partie d'une série de spécimens (= centurie)  éditée et vendue par des récolteurs professionnels (ou envoyée en échange entre les muséums botaniques) avec environ 30(-50) doubles. Les étiquettes sont souvent imprimées. Le titre contient souvent "Exsiccata", mais "E. Bourgeau, Plantes d'Espagne" est aussi un exsiccata. La personne citée après "exsicc." est alors l'équivalent d'un éditeur.
  • «U.i» est l'abréviation de Unio itineraria qui était une société scientifique allemande. Cette mention se retrouve sur des centuries (exsiccata). Elle est suivie d'une année (ex. : U.i. 1840) qui désigne sa date de distribution ou d'édition. Cette date n'est pas la date de récolte.

 

Liens utiles

Ces sites web sont des mines d’informations.

 Aide à la géolocalisation

> Geonames : www.geonames.org/

> city.zorgloob.com pour la France

> www.oldmapsonline.org permet de trouver d'anciennes cartes et d'anciennes localités.

 

Aide sur les botanistes

> Harvard Botanist Index

> Auxilium ad botanicorum graphicem - Aide sur les signatures manuscrites

Ce site propose en plus de biographies des botanistes des images des signatures de ceux-ci (cliquez sur l’appareil photo).

> Coimbra Herbarium - Informations sur les botanistes et images d'étiquettes manuscrites

Aide générale

> Interface de consultation de la base de données Sonnerat

> IndExs : Index of Exsiccatae  - Site de Munich qui recense de nombreux exsiccatta.

 

Toutes ces informations sont issues d’échanges et de commentaires d’herbonautes !

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