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L’herbier de Louis Crié (1850-1912) à l'université de Rennes 1

La mission proposée porte sur une partie de l’herbier de Louis Crié (1850-1912), chargé de cours puis professeur de botanique de 1878 à 1912 à la faculté des sciences de Rennes. Elle a pour objectifs principaux de mieux connaître la constitution de cet herbier et de compléter les connaissances actuelles sur l’histoire de l’enseignement de la botanique à Rennes, en général, et à la faculté des sciences en particulier. Enfin, il vise à collecter des données géographiques sur les planches numérisées afin de repérer, notamment les localités armoricaines à des fins de recherche scientifique.

Nombre de spécimens
7802
Contributions
93534
Chef de mission
Ouverture
12 mai 2021
Contribuer
20 mai 2021

Journée des herbonautes 2021

Le 30 juin après-midi

19 mai 2021

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Le 30 juin...

50 membres
4376 spécimens vus
4139 spécimens complets

Avancement de la mission

Objectif : 4139 / 7802 specimens

L’herbier de Louis Crié (1850 – 1912) dans les collections de l’université de Rennes 1

La faculté des sciences de Rennes est créée en 1840. Elle dispose initialement d’une unique chaire de botanique et de zoologie, dédoublée à partir de 1875. Louis Crié devient ainsi le premier titulaire de la chaire de botanique. Son herbier entre « officiellement » dans les collections de la faculté des sciences en 1913 après le décès de celui-ci.

 

Ce que l’on sait de Louis Crié et de son herbier

Né le 1er août 1850 à Conlie dans la Sarthe, Louis Auguste Crié est le fils d’un pharmacien, lui- même botaniste. Louis Auguste est interne des hôpitaux de Paris en 1872, puis préparateur à la faculté des sciences de Caen en 1874. Il prend le grade de docteur en 1877, année où il rejoint la faculté des sciences de Rennes comme préparateur puis comme professeur titulaire à partir du 1er février 1881. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                             

 

 

 

 

Figure 1: Louis Crié, à son bureau de la faculté des sciences de Rennes (fin XIX°) - Collection du Musée Vert du Mans, Fonds Crié

 

Il restera à ce poste jusqu’à sa mort survenue en juillet 1912. Parallèlement aux enseignements de licence qu’il assure à la faculté des sciences de Rennes, il est chef de travaux micrographiques à l’école de médecine de Rennes à partir de 1879 puis professeur suppléant de la chaire d’histoire naturelle à partir d’août 1892. L’enseignement de la botanique intègre des séances d’herborisation conduites par Louis Crié dont on peut supposer qu’elles nourrissent l’herbier.

Le professeur de botanique appliquée, Lucien Daniel, qui écrit sa nécrologie mentionne sa prédilection pour l’étude des flores actuelles mais aussi fossiles et pour la géographie botanique. Louis Crié est notamment l’auteur de publications sur le Massif armoricain:

  • Le centre de végétation armoricain, Comptes-rendus de l’Académie des sciences, Paris, 1885
  • 
La végétation des côtes et des îles bretonnes, Annales des sciences naturelles de Bordeaux et du Sud-Ouest, Bordeaux, 1887

En parallèle de ses collectes, l’herbier de Louis Crié est, sans nul doute, comme il était de pratique courante, constitué de dons d’autres collecteurs et de récupérations de planches d’autres herbiers, plus anciens.

Par exemple, lors de la préparation des planches pour la numérisation a notamment été découvert une planche de Smilax aspera L. (Salsepareille) collectée en 1766 et dont l’étique􏰁tte semble indiquer qu’elle a été donnée par les mains de Commerson à De Jussieu pour son herbier. Il aurait ensuite intégré l'herbier de Horry, avant d'arriver dans l'herbier de l'université de Rennes.

Le projet autour de cet herbier

Une partie de l’herbier de Louis Crié a été numérisée dans le cadre du programme E-ReColnat en 2017.

La reconstitution de l’historique des herborisations de Crié ainsi que des planches dont il a hérité est un enjeu majeur. En effet, en parallèle, des recherches en archives ont démarré afin de retracer l’histoire de la faculté des sciences ainsi que celle de ses différents scientifiques et personnels. Ces recherches ont notamment pour objectif de mieux comprendre les dynamiques qui ont prévalu à la constitution des collections. Nous souhaitons donc compléter les connaissances actuelles sur l’histoire de l’enseignement de la botanique à Rennes en général et à la faculté des sciences en particulier. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Figure 2 : Le professeur Louis Crié (debout, 4ème en partant de la droite) et des étudiants lors d'une séance d'herborisation (début XX° ?) - Collection du Musée Vert du Mans, Fonds Crié

 

Enfin, il vise à collecter des données géographiques sur les planches numérisées de façons à repérer notamment les localités, armoricaines notamment, à des fins de recherche scientifique.

Outre le nom d’espèce, nous souhaitons pouvoir disposer des éléments suivants:


  • lieu de récolte : Pays, Région, Département

Nom du département actualisé: les côtes d’Armor étaient Les côtes du Nord jusqu’en 1990. La Loire Atlantique s’appelait la Loire inférieure jusqu’en 1957

  • plantes cultivées ou non

Cela sera le cas pour les planches dont l’étiquette contient la mention "cult.", mais aussi pour les planches dont la récolte provient, par exemple du jardin botanique de la ville de Rennes. La faculté contribuait à son entretien au début du XXème siècle, ce qui laisse supposer que des séances d’herborisation y aient eu lieu.

  • date de récolte
  • récolteur

  • déterminateur
  • localité (verbatim)
  • propriétaires (herbiers propriétaires)

Pour constituer le matériel pour son enseignement, outre ses herborisations, Louis Crié a sans doute pioché dans les herbiers historiques de la faculté et de la ville. Nous aimerions vérifier cette hypothèse et retrouver éventuellement traces de planches d’herbier  historiques.

  • Centurie
  • N° exsiccata

L’Herbier de l’Université de Rennes 1

L’herbier historique de l’Université de Rennes 1 (REN), dont le volume est estimé à 100 000 – 120 000 planches, est géré par le service culturel de l’Université en relation avec des enseignants-chercheurs en botanique ou pharmacologie. Il est composé de plus de 30 herbiers d’intérêt historique, patrimonial et scientifique, retraçant près de deux siècles de Botanique. Les collections sont variables en taille (d’une centaine à plus de 25 000 planches par ensemble), et en époque (de la Révolution française à la fin du XXe siècle).

Les données disponibles sur l’histoire de la botanique à Rennes sont parcellaires, et l’origine de l’herbier est sans doute double. En effet, le fonds de l’ancien Muséum d’histoire naturelle de Rennes, endommagé et fermé en 1944, a rejoint les fonds de la faculté des sciences des sciences, créée en 1840 à Rennes, dans des conditions qu’il reste encore à éclaircir.

Conclusion

En obtenant des données sur l’herbier de Louis Crié, nous souhaitons poursuivre cette dynamique de documentation pour mieux comprendre l’histoire des collections, mais également en permettre une utilisation ultérieure en recherche. C’est un premier pas vers une meilleure compréhension de nos collections et vers leur diffusion.

Sources bibliographiques

 

  • AD 35 – Archives du Rectorat de l’Académie de Rennes. Dossiers des professeurs de l’enseignement supérieur... nés avant 1901, dossier de Louis CRIE, 10T129
  • AD35 – Archives de la faculté des sciences de Rennes. – extraits des délibérations de la faculté des sciences de Rennes, 19 novembre 1880, 15T501
  • Houlbert, Constant. 1933. Le Musée d’histoire naturelle de la ville de Rennes: guide historique et descriptif. Origines et accroissement des principales collections (1794-1928). Rennes: impr. de Oberthur.
  • Daniel, Lucien. 1912. Le professeur Louis Crié. Revue bretonne de botanique pure et appliquée. 1912. Rennes: s.n. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32856512w/date. NB : cet article mentionne les publications de Louis Crié . Université de Rennes. 1913. « rapport annuel ».

  • Veillon, Richard, 1997. Les collections de zoologie et de botanique de l’Université de Rennes I, un patrimoine sous-exploité: éléments d’analyse et perspectives d’évolution. Rapport de DEA de Muséologie des Sciences naturelles et des sciences humaines, MNHN, Paris, France.

 

 

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